Quels cadeaux de Noël pour Happy Quinqua ?

Pitié ! , à l’aide ! Noël, c’est les boules ! La bombance obligatoire, les cadeaux à côté de la plaque, le dérèglement des festivités. C’est aussi la saison des bilans comptables et personnels, de la fin des amours démarrées en début d’été, du temps gris et pluvieux, du teint gris et plus vieux, de la question : « Tu fais quoi à Noël ? ». Au secours ! On espère juste que, de derrière les fagots, le génie de la lampe sorte, une bouteille de saint-Julien à la main, et dise : « Allez Darling, lâche toi, c’est open bar, envoie tes vœux ». Je lui demanderai alors une paire de boots en python de chez Zadig et Voltaire, (taille 39), le Muse 2 tricolore d’Yves Saint-Laurent grande taille, une formation web pour blogueuse débutante, un sautoir Chanel, un massage au Meurice, le CD de la messe solennelle de Rossini par les sœurs Labèque, un stage court de Méditation Pleine Conscience, l’œuvre complète de Nicolas Bouvier et de Julien Green et, tant qu’on y est, une histoire d’amour sans complications collatérales. Alors, il me regarderait, surpris, et me dirait : « Encore un Muse ? Mais tu en as déjà un ! ». Alors je lui répondrais : « Ben quoi ? t’es le génie de la lampe ou pas ? »

 

Happy Quinqua chez Christian Louboutin

Franchement, ne trouvez-vous pas que cette Louboutin inflige le vertige ? Fièrement installée sur la cheminée du salon entre une statuette callipyge d’Arnaud Kasper (tiens il y avait longtemps que je ne l’avais pas écrit comme ça) et les Correspondances de Flaubert dans la Pléiade, elle trône, souveraine invoquant une sanctification singulière, une préciosité intime, un luxe intemporel. Porter des Louboutin relève d’un art de vivre hédoniste et provocateur. J’ai cassé ma tirelire à la faveur d’un article que je devais écrire pour Côté Paris à propos du livre sur les 20 ans de Louboutin. Continuer la lecture de Happy Quinqua chez Christian Louboutin

Happy Quinqua en « party » parisienne

Soirée chez G. L’appartement est incroyable, le casting transgénérationnel, le buffet princier, le champagne à flot. Quelques créatures de rêve rient un peu fort et parmi elles, les hommes cherchent leur proie. Une dentiste iranienne dans la mauvaise partie de la quarantaine, raconte ses années burqa, elle se rattrappe en faisant virevolter une robe faite de peu de tissus. Elle est déchaînée et embrasse à pleine bouche un grand tunisien, jeune et beau dont quelqu’un me dit qu’il est un bon amant. Je remarque un petit pansement carré collé sur son épaule et lui demande avec une naïveté de provinciale : “Un patch pour arrêter de fumer ?” elle me répond : “Non, mes hormones”. Vu l’état d’excitation dans lequel elle se trouvait au moment où je quittais les lieux, à sa place, je l’enlèverai.

Happy Quinqua joggue au Luxembourg

Ce matin au Luxembourg, au moment où je double deux coureurs d’une foulée molle, je capte cette petite phrase émanant de l’un des deux : “Il a fallu que je me parraine moi-même pour qu’on me rembourse ma deuxième batterie.” J’adore ces délices auditives (oui je sais « auditives » ça fait bizarre mais Délice tout comme Orgue ou Amour, passent au féminin quand ils sont au pluriel). Quand ils se croisent, les sportifs solitaires s’échangent un regard à chaque tour. A la condition de courir à contre sens. Le Luco, c’est comme la Grande Ep’ entre 20H et 21H, un foyer de célibataires, en forme et plutôt aisés, et qui souvent, entendent le rester (aisés, en forme et célibataires).

Happy Quinqua va en boîte

Alors c'est laquelle ?

Ne me demandez pas comment je me suis retrouvée à La villa 37 avenue de Friedland dans la nuit de vendredi à samedi ? Voilà 10 ans que je n’avais pas mis les pieds dans une boîte de nuit; Rien de féminin au dessus de 50 (kilos et ans), et pas de musique des années 80 non plus. Bref j’étais perdue, alors je suis sortie et pendant 10 minutes j’ai regardé cette Lamborghini noire garée devant en me disant que Batman était sûrement au bar et qu’il m’avait échappé…. Il paraît qu’au volant je suis un danger public (seuls mes fiancés le disent) mais voilà, je suis une dingue de bagnoles. Et vous ? Voyons si vous l’avez reconnue : est-ce une Super Legera, une Murcielago, une Miura, Une Islero, Un Jalpa, une Espada (celle-là elle est juste mythique,c’est la seule Lamborghini 4 places), une Gallardo (dont la Valentino Balboni), une Aventador, une Reventon (prononcer Rébenton sinon vous passez pour un plouc) ?

Un mail de mon copain Jérôme qui vient de tomber et que je vous livre tel quel : « Tu peux aussi ajouter dans ta galerie de Lamborghini l’incroyable Sesto Elemento, initialement un concept car intégralement en carbone qui pèse 999 kilos pour 570 chevaux, que Lamborghini va finalement produire en quelques exemplaires puisque certains carnets de chèques se sont ouverts au vu de cette sculpture roulante… Le prix n’a pas été communiqué officiellement mais est estimé à 2,5 millions d’euros ». Cela dit Jérôme a su me dire quelle était cette voiture : une Gallardo Spyder reconnaissable à ses persiennes ! respect !

Mais pourquoi donc un blog ?

ça sert à quoi un blog me direz-vous, ce n’est pas même fructueux ?  Et bien c’est parce qu’à Quinqualand on se nourrit de gratuité candide et de vin blanc (c’est un zeugme !) Peu nous chaut (du verbe chaloir) d’avoir un retour sur investissement. Ecrire fait un bien fou, gratifie, caresse l’ego dans le sens du poil. Vous avez vu tous ces gens qui écrivent ? Ou plutôt connaissez-vous du côté de Paris 6 ou 7 des gens qui n’écrivent pas ? Plus que jamais les maisons d’édition croulent sous les manuscrits et les écrivains à succès sont aussi pipolisés que des rock stars. Autre avantage, démarrer ce blog m’a permis d’arrêter mes séances chez le psy, (pour rappel c’étaient 120 euros les 30 minutes ! Soit deux fois par semaine ce qui fait 240 euros fois quatre égale 960 euros par mois d’économie. Si ça c’est pas fructueux ? Bon Happyquinqua vous donne dès demain d’autres raisons, et aussi une autre présentation : textes raccourcis, photos, anecdotes (sur suggestion de mon tendre et cruel ami FS)

 

 

Happy Quinqua se répand chez le psy seulement

N’est-il pas ridicule de se délester de 120 euros les 30 minutes pour pleurer devant un inconnu ? Mais ne vaut-il pas mieux ouvrir son vide-ordure personnel devant quelqu’un en le payant plutôt que devant ses amis en les ennuyant. En fait, lorsqu’en contre-partie de son infinie patience votre bonne copine vous sollicite à son tour pour vous raconter par le menu ses déboires conjugaux, remontent alors à la surface tous ces moments que vous lui avez empruntés pour lui parler de O, L ou M. Vous l’écoutez avec cette même impression pseudo empathique qu’elle avait pour vous à certains moments. Concernée mais neutre. Vous allez tenter de la soulager par vos conseils éclairés, l’analyse de la situation, le jugement sans émotion, les suggestions positives. Mais n’ayez crainte, elle ne suivra aucune de vos recommandations stratégiques. Et pourquoi  me direz-vous ? Avez-vous écouté les siennes, vous ? Non ! alors…. L’avantage avec le psy, c’est qu’il ne donne aucune recommandation et ne raconte jamais ses histoires perso. Il se contente de sourire de vos facéties, ou même parfois d’éclater de rire des situations cocasses que vous mettez beaucoup d’applications à raconter avec humour. A telle enseigne que parfois Happy Quinqua se demande lequel des deux devrait payer l’autre.

Pourquoi Happy Quinqua paraît 10 ans de moins ?

La question de l’âge ne se pose jamais, mais disons que les bons jours les plus bienveillants (hommes) m’en créditent 10 de moins, et les mauvais jours, les plus hostiles (rivales), m’en enlèvent seulement 5. Ce sont des petites satisfactions qui apportent toujours à la journée sa touche joyeuse. Alors on me demande souvent « Mais Happy Quinqua, quel est ton secret alors que tu bois, fumes et ne dors jamais ? » Et bien, c’est d’abord un bon maquillage associé à un mauvais éclairage, dis-je habituellement, mais quand je suis en tête à tête en OFF avec une autre Quinqua en passe de devenir Happy, je lui livre mes bons plans que voici. Prendre tous les matins une petite gélule de Spiruline (c’est une algue aux vertus souveraines), utiliser de façon infidèle et frénétique toute sorte de cosmétiques si possible très nouveaux et très chers. Restez fidèles cependant à la crème Dermalibour des Laboratoires A-Derma (elle est grasse, elle colle, elle fait briller mais au bout d’une heure, elle donne à la peau un aspect incroyablement plus jeune), et à la Mésolift de Lierac qui envoie un peu d’hydratation et beaucoup de rêve. Manger surtout des aliments de couleur : tomates, betteraves, myrtilles… Enfin, associer à une pratique sportive bi quotidienne (et courte), une activité sexuelle bi-hebdomadaire (et longue). Compléter ce programme par quelques injections aux bons endroits bi-annuelles et vous y êtes ! enfin presque. J’ai d’autres tuyaux bien sûr, mais pas tout d’un coup !

Comment choisir son ex-mari ?

J’aime bien donner ce genre de conseils, moi qui, justement, n’aie pas de mari. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs mais ils peuvent imaginer en fonction de la génèse ce que sera le futur. Si, avant de tomber amoureuse, certaines avaient examiné à la loupe le dossier de chacun, elles auraient eu bien moins le sentiment de l’erreur ou du regret. Moins de départs sur coup de tête, moins d’enfants sur coup de cœur ! Bien que ces derniers ne rentrent que rarement dans les catégories « erreur’ ou « regret ». Elles auraient évalué en 1/ les qualités humaines et morales du candidat, en 2/ sa capacité à transformer ces qualités en style de vie. En 3/, la surface financière qui associée aux deux points précédents donnera le montant de la pension alimentaire qui va les accompagner sûrement plus longtemps que n’aura duré leur union.

En gros choisir ses ex demande un petit effort d’anticipation. C’est le conseil du jour de Happy Quinqua auprès de la trentenaire en quête d’affect et de géniteur.

L’expérience apporte un peu de cynisme dans l’observation du mode matrimonial, et l’amour n’a rien à voir avec tout ça. Rester romantique est la base.

Pour la Quinqua, l’idée du mariage ne se pose plus.

… sauf s’il est beaucoup plus riche !

 

 

Ce que voudrait faire Happy Quinqua avant de mourir

1/ Prendre 1 fois de la cocaïne pour voir

2/ Faire l’amour à 3 version A

3/ Faire l’amour à 3 version B

4/ Faire l’amour avec un homme de couleur (plutôt marron foncé que jaune ou vert)

5/ Ecrire un livre (au moins le terminer)

+ les choses à rajouter que j’ai oubliées. et moins les choses que je supprimerai …

(les enfants, foutez moi le camp, vous n’avez rien à faire ici. Mon Amour, mais non je vais t’expliquer, c’est pas ce que tu crois, mais quel est l’enfoiré(e) qui t’a donné les références de mon blog ?)

Bon promis demain je redeviens sérieuse.