Avé Kipa

Quand mon verre est à moitié plein, c’est à dire quand j’ai le coeur qui baigne dans l’optimisme béat de l’amour et du sexe éternels, je le lève à tous ceux qui s’aiment et décident de passer le pas.

P et C auraient pu se contenter d’un simple document administratif, et d’une petite fiesta sympathique entre amis, et hop mariés ! Mais estimant que le mariage civil n’atteindrait jamais l’envergure symbolique de leur union, ils ont souhaité la renforcer par une célébration religieuse. Jusque là rien d’anormal.

La singularité c’est qu’il est juif, et qu’elle est catholique, ce qui complique les choses en terme d’organisation.

Pour célébrer ce mariage mixte, il y avait donc un prêtre et un rabbin qui chacun dans leur style, ont tout fait pour être à égalité autant dans la pertinence du discours que dans le temps de parole.

La moitié de l’assemblée a récité religieusement le Notre Père, l’autre moitié a chanté ce chant hébreu qui donne à tous l’envie de renverser les tables et de partir en farandole.

Par les symboles : le dais, le verre cassé, les chaises en l’air, le choix du dimanche, c’est le judaïsme qui l’emporte, mais le jeune prêtre, dont on a appris qu’il était l’improbable cousin du marié juif, a su par son charme, son sourire, et son propos, faire pleurer 50% du public c’est à dire 100% des femmes.

Une force réconciliatrice s’est emparée de tous.

Soudain s’imposaient l’amour triomphant et la paix dans le monde. C’est l’effet Macron me dis-je.

Du coin de mon oeil mouillé j’observais Le Doux, ému, digne et enchanté.

Vive les mariés
Vive les lunettes de soleil

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

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