Ma vie est une œuvre d’art

Il est l’un des maîtres de la performance dans ce qu’elle comporte de plus créatif quitte à se faire tirer une balle dans le bras pour exprimer son art avec audace et provocation. L’art n’est-il pas contestataire ? Mais sait-on de quoi ? Dans les années 70/80 Chris Burden se fait filmer et photographier dans des situations de douleur autoprovoquées érigeant au stade de dimension artistique suprême sa propre mise en danger .  Continuer la lecture de Ma vie est une œuvre d’art

Game of Magritte

IMG_5193Depuis hier matin New York est pris dans les filets d’un nuage figé. Impossible de discerner les détails habituels qui, vus de ma tour, m’enchantent. un léger crachin s’est même emparé de la ville, et à l’heure où j’écris ces lignes une pierre cubique menace de tomber, elle ne tient que par un filin, le quartier est bloqué, Continuer la lecture de Game of Magritte

Quand de l’obsession naît du beau

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Les petits points ont grossi, ils sont coniques désormais et s’ils révèlent la même obsession, ils n’en délivrent pas moins autant de poésie. La peinture de Jane Puylagarde a pris de l’ampleur, elle s’est étoffée, et s’impose désormais dans la plénitude de sa maturité. Le nez collé à la toile vous entraîne dans l’infiniment petit, mais reculez de deux pas, et vous êtes dans le cosmos. Ce n’est pas tout les jours qu’on s’envoie en l’air aussi vite. Continuer la lecture de Quand de l’obsession naît du beau

Paris Expo, Canaletto/Hopper : démarrage en troisième

L’exposition Canaletto au musée Maillol offre un bel échantillon de la production du peintre vénitien. On peut passer 10 minutes sur un tableau sans s’ennuyer, à regarder passer les gondoles, à chercher Charlie. Continuer la lecture de Paris Expo, Canaletto/Hopper : démarrage en troisième

Les clameurs se sont tues

L’action se passe à Séville, vendredi 27 avril. 3H, 6 toros et 1 oreille. A chaque taureau, le temps change, on passe du soleil à la pluie, de l’ennui à la gloire. David Mora (le matador, pas le comédien) est le genre d’homme qui ne laisse pas indifférent(e) autant à la lecture de sa bio qu’à la vue de sa silhouette quand elle s’élance dans l’arène pour y affronter un toro hypra vénère. On tremble pour lui mais sa confiance est grande et ses “cojones” demeurent prudemment calées dans une coque en demi-bol semi-dure qui donne à son pantalon doré un relief particulier. Après une longue observation de la topologie vestimentaire du toréador, je puis affirmer, non sans m’interroger, non sans rêveries annexes, que ces messieurs portent TOUS leurs parties à gauche. Pourquoi ? parce que du côté du cœur peut-être ? il nous plaît toujours de le penser. Moulé dans son habit de lumière, fierté et dignité en bannière, ce matador incarne la bravoure dans l’adversité, la distinction dans le geste et la précision dans la résolution. Sa façon de toréer n’est jamais défensive et l’envoie même dans une chorégraphie de postures ultra cambrées, totalement arrogantes, qui s’alternent avec une série de passes amples à muleta basse. Tout ça est d’un SEX !!! mammammia. Je me sens comme une américaine obèse devant un spectacle de Chippendales. Sans faire de prosélytisme pour les courses de toros, il n’empêche que tout ceci est d’une beauté, d’une force et d’une ferveur qui siéent merveilleusement à la Maestranza (nom des arènes de Séville). Le public retient son souffle surtout quand après une faene (ensemble de passes) de la mort absolument sublime, le toro, une bête de 476 kilos, envoie en l’air notre danseur  dans un salto vrillé qui le fait pratiquement retomber sur ses pieds. Allez savoir pourquoi à ce moment là, Happy Quinqua était là pour prendre la photo !! Il y a des moments comme ça. La mise à mort est presque parfaite mais la puntilla sera nécessaire pour en finir. Cet homme est un virtuose, le public est déchaîné, chacun sort son mouchoir blanc et l’agite pour signifier l’hommage et le contentement. La présidence accordera 1 oreille à la prestation. Moi, je lui en aurais donné 2. David Mora est mon héros du moment. Qu’on se le dise.

Spots sur la toile : Les ponctuations d’une Happy Quinqua

Quitter Paris en hiver, revenir au printemps, tout ça en l’espace de 3 semaines donne l’impression d’être passée d’une saison à l’autre sans avoir eu le temps de se changer. Evitons les considérations sur le temps qui vous ferait vous enfuir vite, et à raison, de mon « salon » virtuel, et sortez vous promener dans Saint-Germain, le nez au vent. Faites un stop au 55 rue de Seine 75006 Paris, à la galerie de l’Europe pour y admirer (oui admirer) les toiles de Jane Puylagarde. A l’aide d’une épingle qu’elle utilise comme des mouillettes, Jane fait trempette et marque des points. Continuer la lecture de Spots sur la toile : Les ponctuations d’une Happy Quinqua