Happy Quinqua à Bruges

C’est une drôle de petite ville bien proprette dont le graphisme angulaire donne au décor général des allures de roman celtique. Chaque plan, chaque perspective nous rappellent les illustrations d’un grand livre pour enfants et nous montrent des toits pointus, des murs en brique et de larges fenêtres qui ont l’air de nous regarder les yeux grands ouverts. Continuer la lecture de Happy Quinqua à Bruges

Les clameurs se sont tues

L’action se passe à Séville, vendredi 27 avril. 3H, 6 toros et 1 oreille. A chaque taureau, le temps change, on passe du soleil à la pluie, de l’ennui à la gloire. David Mora (le matador, pas le comédien) est le genre d’homme qui ne laisse pas indifférent(e) autant à la lecture de sa bio qu’à la vue de sa silhouette quand elle s’élance dans l’arène pour y affronter un toro hypra vénère. On tremble pour lui mais sa confiance est grande et ses “cojones” demeurent prudemment calées dans une coque en demi-bol semi-dure qui donne à son pantalon doré un relief particulier. Après une longue observation de la topologie vestimentaire du toréador, je puis affirmer, non sans m’interroger, non sans rêveries annexes, que ces messieurs portent TOUS leurs parties à gauche. Pourquoi ? parce que du côté du cœur peut-être ? il nous plaît toujours de le penser. Moulé dans son habit de lumière, fierté et dignité en bannière, ce matador incarne la bravoure dans l’adversité, la distinction dans le geste et la précision dans la résolution. Sa façon de toréer n’est jamais défensive et l’envoie même dans une chorégraphie de postures ultra cambrées, totalement arrogantes, qui s’alternent avec une série de passes amples à muleta basse. Tout ça est d’un SEX !!! mammammia. Je me sens comme une américaine obèse devant un spectacle de Chippendales. Sans faire de prosélytisme pour les courses de toros, il n’empêche que tout ceci est d’une beauté, d’une force et d’une ferveur qui siéent merveilleusement à la Maestranza (nom des arènes de Séville). Le public retient son souffle surtout quand après une faene (ensemble de passes) de la mort absolument sublime, le toro, une bête de 476 kilos, envoie en l’air notre danseur  dans un salto vrillé qui le fait pratiquement retomber sur ses pieds. Allez savoir pourquoi à ce moment là, Happy Quinqua était là pour prendre la photo !! Il y a des moments comme ça. La mise à mort est presque parfaite mais la puntilla sera nécessaire pour en finir. Cet homme est un virtuose, le public est déchaîné, chacun sort son mouchoir blanc et l’agite pour signifier l’hommage et le contentement. La présidence accordera 1 oreille à la prestation. Moi, je lui en aurais donné 2. David Mora est mon héros du moment. Qu’on se le dise.

Long Live the King

C’est un culte de la personnalité discret à l’attention de sujets réverencieux qu’a installé le roi de Thaïlande au fil de ses 62 années de règne. Partout dans Bangkok d’immenses photos un peu jaunies par le soleil et le temps, le représentent en tenue d’apparât ou en casual chic avec son appareil photo autour du cou. Continuer la lecture de Long Live the King

Un voyage de noce…

Dans une partie isolée du restaurant, il avait été installé une sorte de tau en voile de coton sous lequel était dressée une table et deux couverts. Les jeunes mariés, un couple trentenaire anglo-saxon qui auraient dépassé les 4 mètres si on les avait mis l’un au dessus de l’autre, et tutoyé le double quintal si on les avait posés sur une balance spéciale, respiraient le Bonheur. Continuer la lecture de Un voyage de noce…

Happy Quinqua en Thaïlande

Mon fan club me pardonnera ma longue absence mais voilà, j’étais en Thaïlande (J’y suis toujours du reste). Un voyage qui s’est décidé sans y penser au débotté, à la faveur simultanée de plusieurs effets et faits : un départ inopiné un peu doublée d’une arrivée, à laquelle vous rajoutez une soirée bien arrosée, ce qui bien sûr a débouché sur ce délire en versets. Continuer la lecture de Happy Quinqua en Thaïlande

Happy Quinqua à Courchevel

Ne soyons pas caricaturales, soyons gentilles, bienveillantes, évitons les remarques nulles du genre « il y a des russes à Courchevel ». ET ALORS ??? Leurs femmes ne sont-elles pas les plus belles ? Leur devise n’est-elle pas la plus fluide ? Qu’est ce qui au fond nous agace ? Le botox précoce et les bijoux anciens des femmes en fourrure ? les bolognaises à 35 euros ?   Continuer la lecture de Happy Quinqua à Courchevel