Comment décommander pour un meilleur plan ?

Dans ce bain de piranas où s’affrontent les egos solitaires et socialisés, où Paris et la crise incitent à tirer sinon en premier du moins son épingle du jeu, il est indispensable de connaître les règles élémentaires de survie en milieu acide et d’apprendre à louvoyer l’air de rien dans la nasse aux requins.

Cette intro peut paraître un peu cynique mais franchement je voudrais que celui ou celle qui n’a jamais décommandé une copine désespérée pour un plan de dernière minute avec un joli monsieur ou une soirée funky dans un palais chez des people bankable lève la main ou me jette la pierre ! Alors ? je vous regarde, je vous écoute, …. Ben voilà, personne j’en étais sûre !

Serait-ce la vie parisienne qui apprend ça ? l’individualiste forcené, l’égocentrisme dilaté, ou le «Tout Pour Ma Pomme»  le tout entretenu par une connectique inévitable qui attise toute les formes de narcissisme référencées. Mais la pratique est courante, surtout chez le (ou la) «single socialite» qui ne dort que d’un œil et chez le jeune qui n’a pas été nourri au sein de nos valeurs parentales. (Si l’interdiction de la paire de baffe est la marque d’une société civilisée, la paire de baffe en soi est une marque sur la joue qui, dans un passé pas si éloigné, savait règler plutôt vite certaines situations, Dali ne disait-il pas «La gifle c’est la psychanalyse du pauvre») tout ça pour dire qu’aujourd’hui c’est d’abord chacun pour soi !

Alors, revenons en au sujet du jour : comment le dire sans se faire cramer ?

«Je me suis évanouie dans le métro» appelle une explication.

«je suis crevée» est un peu léger.

«J’avais oublié que j’avais piscine» est trop foutage de gueule.

«Ma tante est morte» exige de l’aplomb,

«j’ai une gastro» vous place en quarantaine

«je me suis fait voler mes papiers, je dois aller au poste» pas mal mais trop court dans le temps.

Personnellement, nourrie au sein de valeurs parentales démodées (sic Dali),  je suis pour une forme d’arrangement avec la vérité. Suggérez une autre date sur l’air de « au lieu de se voir demain je te propose de décaler à après-demain car j’ai une surprise pour toi, après demain ça te va ? »  Vous avez 24H pour réfléchir à la surprise (concert, théâtre, networking…). Parce que les fenêtres de tirs ne sont pas si nombreuses, et que les copines désespérées sont vouées de toutes façons à le rester.

L’impasse c’est le 31 décembre, proposer un truc mieux le lendemain n’est pas si simple. Là pour le coup, joker. Le tout Paris qui chante et qui siffle fait péter le plafond du cynisme en attendant le meilleur plan, et ce, jusqu’à la dernière minute. Voilà pourquoi il ne faut JAMAIS organiser de réveillon du 31 chez soi genre dîner à 12. C’est un coup à se fâcher.

IMG_6008Et puis pour illustrer ce billet, voici l’image qui symbolise le conte de fée absolu et réel : ils se sont rencontrés le 14 décembre et se sont mariés le 15 février. C’est beau, ça existe, et je souhaite tout le bonheur du monde à ma Nice et son mari tout neuf : Dan. Il n’était pas évident d’être présent à leur mariage, il fallait vraiment le vouloir et les aimer. Et là pour le coup aucune excuse n’aurait été valable.

Parce qu’au bout du bout la chose la plus importante, C’EST l’AMOUR !!!!

 

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

11 réflexions au sujet de « Comment décommander pour un meilleur plan ? »

  1. Quelle experte !

    Pour ma part, je suis pour la vérité : dire à une amie, pas trop désespérée tout de même, qu’on a une opportunité de sortie de dernière minute avec un monsieur very charming ou une fête de de folie et que ce serait dommage de la louper me parait mieux qu’inventer un bobard.

    A manier avec précaution car si vous faites le coup plusieurs fois, la copine ne vas pas le rester et elle aura raison !

    ps: bravo Caro, c’est la classe ! tous mes voeux pour que le convolage soit très heureux !

    Manuelle

    1. oui moi aussi je suis pour la Vérité, mais un peu aménagée, juste pour la délicatesse.
      Je ne connaissais pas le mot « convolage » – intéressant, je n’ose l’éthymologier,

    1. Annie, ce mariage était aussi un peu le tien, je dirai même plus, c’était un peu le nôtre aussi tant nous étions tous super heureux. La ferveur était partout.

  2. Je suis également pour la vérité.
    On ne décommande pas pour vivre quelque chose de meilleur sauf impondérable.
    L’ami qui débarque à Paris à la dernière minute et qui doit repartir le lendemain.
    Sinon trés beau conte de fée et tous mes veux de bonheur aux jeunes mariés.

  3. Coucou; c puissant ton  » les copines désespérées sont vouées de toutes façons à le rester. » Ben celles-là moi j’ai carrément pas envie de les fréquenter! J’ai assez à faire avec celles qui sont déprimées de temps à autre! Bisous

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