Dans l’ére heureuse des Quinquados

Le journaliste m’avait donné rendez-vous à 9h à la fontaine centrale du jardin de Luxembourg, là une équipe de télévision composée d’une dizaine de personnes attendait … J’ai pensé : “Mon dieu tout ça pour moi”. Je rigole encore de ce quiproquo et de mon immodestie, parce que ce n’était pas du tout moi qu’ils attendaient.

A quelques mètres de là, faisant des ronds dans l’eau, un jeune journaliste, seul avec son appareil photo en bannière, était là pour m’interviewer sur ma vie de QUINQUADO. Parce que voilà j’appartiens, paraît-il, à une nouvelle typologie : celle des quinquados.IMG_5478

Contraction de quinquagénère et d’adolescent, les quinquados sont de jeunes quinquas péchus qui profitent de la vie librement et sans retenue. Souvent délestées des contraintes les plus contraignantes dont j’évite de vous donner la liste – inutile de se faire insulter dès le lundi matin par ses ex-maris, ex-enfants ou ex-clients- les quinquados savourent avec bonheur une nouvelle forme de liberté.

La quinqua n’est plus ce qu’elle était. Désormais par la grâce d’une évolution sociale et celle de progrès scientifiques, elle est aujourd’hui plus jeune, plus libre, avec une furieuse envie de kiffer la vie. Côté professionnel la quinquado n’a plus besoin de prouver quoi que ce soit quand bien même on lui en donnerait la chance. Elle s’en fait une raison, et cela ne pose plus trop de problème, elle est bien dans ses Nike, ça lui suffit. Côté sentimental les passions sont abolies et les toxines éliminées. Sans s’en rendre compte, on ne garde des amis que le meilleur, un écrémage naturel s’opère lentement, il est nécessaire et souverain.

Maintenant que les sociologues l’ont identifiée, voilà que les publicitaires s’emparent de la quinquado pour en faire une cible de choix. Pourquoi ? Parce qu’elle consomme de tout et aurait un pouvoir d’achat supérieur aux juniors en construction. Le sujet mériterait d’être développé plus amplement avec des chapîtres sur la mode, la beauté, le sexe, l’amour, les amis, les voyages, l’argent, le sport, et les plaisirs sous toute leur forme. C’est un peu le thème de ce blog même si parfois je m’égare. Mais s’égarer c’est aussi très très quinquado !

En tout cas, je confirme que cette demi saison est plaisante.

Pourvu qu’elle dure encore longtemps, longtemps.

Et vous ? êtes-vous Quinquado ?

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

18 réflexions au sujet de « Dans l’ére heureuse des Quinquados »

    1. Ah mais bien sûr ! Ont-ils pensé à la quinquado à mi-temps ? La vraie de vraie c’est celle dont les enfants sont grands et partis mais pas encore reproduits, il s’agit d’une fenêtre de tir assez étroite finalement. Cela dit à mi-temps c’est bien aussi.

  1. je ne me sens pas du tout quinquado , si je me souviens bien l’adolescence est une période difficile et mon âge mental serait plus autour de la trentaine ; le diktat du tout beau tout idéal ne me correspond pas plus; il y a des jours avec et des jours sans mais c’est sûr l’envie d’être moi est là et me pousse à oser , à créer. Cela dit je n’ai pas envie de parler « djeunes » ni de redevenir ce que j’ai été, j’essaie d’être moi et c’est un vrai challenge.

    1. Il y a plein d’avantages à la quinquitude, le regard des autres qui importe peu ou moins. la bienveillance que l’on a pour soi même, celle que l’on se découvre pour autrui…. après un peu de folie ne fait pas de mal, bien au contraire.

  2. Si tu voyais la taille des flocons de neige qui tombent sur New york, larges comme des voiles de bateau!!!…je ne vais pas pouvoir aller a la campagne…la Jaguar de mon octogénaire de boy-friend ne supporte pas les routes glissantes et comme sa maison est assez loin de la gare…La prudence avant tout.
    Quand nous avons traverse l’Amérique pour la cinquième fois- avec la Jaguar- nous avons été pris dans une tourmente sur un Interstate au Texas ou nous avons fait un looping entre deux camions Mack, j’ai cru que ma dernière heure était arrivée…Nous avons rebrousse chemin et trouve in extremis une chambre dans le motel minable
    d’ un hameau de nulle part, appelé Shamrock.
    Nous avons bravement patauge dans la neige entre les énormes véhicules qui s’accumulaient dans la cour pour aller diner d’un mauvais hamburger dans l’unique « diner » du coin ou la télévision, allez savoir pourquoi, transmettait « Downton Abbey »…Quelle aubaine, depuis notre départ de N.Y j’avais rate deux épisodes.
    Helas! deux cow boys assis a cote de nous au bar, jettent soudainement un coup d’oeil a la T.V et disent au barman: « John, qu’est ce que c’est que ce programme de merde que tu nous fait regarder…Il y a un match de Hockey sur la 4.. »
    Tout ça pour te dire ma Chere Quinqua, qu’il n’y a pas d’âge, ni pour l’amour, ni pour le sexe, ni pour l’aventure… La vie est une fenêtre ouverte sur les surprises les plus inattendues, les bonnes , les mauvaises, jusqu’à la fin du voyage! mais profite de ta cinquantaine, a cet âge la on est encore TRES JEUNE!

    1. Oh ma Papesse sexado, j’adore tes anecdotes. Tu regardes l’Amérique avec ton regard arty de française chic, parfois ça crée des court-circuits. Enjoy New York sous la neige ! A très vite !!!!

  3. Bien décrit ce nouveau phénomène de notre vie moderne – finalement un stade de vie qui pourrait durer ? Mais nous, les sexygénaires, autre nouveau phénomène de notre société, nous nous trouvons pas trop mal non plus, alors profitons 🙂

  4. a mon avis , les  » quinquados » sont le plus souvent dans leur deuxieme vie ,qui comme chacun sait depuis parait il confucius ,commence quand on se rend compte qu on en a qu une…….
    d ou notre etat de relative zenitude je pense

    1. s’il y a protection financière, s’il y a bonne santé, s’il y a bons fonctionnements de la libido et s’il y a physique présentable, il n’y a aucune différence entre les décennies.
      C’est tout bon, tout le temps…avec peut être un peu plus de sagesse apres cinquante ans mais pas forcement!

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