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Happy Q au salon du livre

Je suis toujours allée au salon du livre. je me souviens à l’époque où il se tenait au Grand Palais, je faisais le tour des allées en rêvant de ce jour où j’atteindrais l’autre côté du miroir aux lettres qui diffuse si bien la lumière en dedans et en dehors.
Pour être un écrivain il faut : du temps, du silence, et un minimum d’économie.
Ensuite la fonction prend son sens quand il y a en plus du talent et du succès. Mais avant il faut payer pour voir, donner de sa personne, accepter qu’il s’agit là avant tout d’une posture.

Et, en ce temps là, vu d’où je venais, c’était pas gagné. Je partais de trop loin, trop de bruit, trop d’enfants, pas de temps, et une vie à construire.
Et puis un jour les enfants sont grands et partis, la charge de travail s’est rétrécie, et à l’aide des économies glanées au fil des ans, j’ai entrepris petitement un travail d’écriture. Une nouvelle, puis un blog, puis un contrat, et le 11 avril la parution de mon premier livre : Les Jeunes Femmes de 50 ans. Oui, en effet, comme vous le pensez, il était temps !

La soirée d’inauguration de ce salon du livre était une aventure, et la possibilité d’y croiser le couple royal, si sexy, si rock, si star, ainsi que quelques plumes connues.

Carton rouge cependant au service d’ordre composé d’hommes aux manières brutales peu en rapport avec la qualité de la population éduquée et présente. Ces bourrins de la sécurité, plus habitués aux virées du neuf trois, bousculaient sans égards de vieilles dames (vu) en les tutoyant (entendu). Monsieur le président, pensez à leur offrir la prochaine fois une petite formation de savoir-vivre (Pardon Madame, s’il vous plaît Madame, merci Madame, des trucs comme ça qui se disent) ainsi que pourquoi pas un kit de méditation façonné par Fabrice Midal ? Je peux vous dire qu’ensuite on se fout tous la paix.

Et puis j’avais envie d’aller embrasser les auteurs russes délaissés dans un coin, bien qu’invités, parce que, ce soir-là exprimer sa révérence et sa solidarité envers leur talent et leur courage m’apparut comme un geste nécessaire, presque contestataire.

Et alors tu l’as fait ? Me demande Le Doux, qui se marre parfois de mes petites lâchetés velléitaires.

Ben non mais j’ai filmé le Power Couple, l’Arlésienne et la foule en liesse.

L’illustration photographique est un triptyque de Roselyne Delacour que l’on peut voir en ce moment à l’hôtel de l’Industrie, place Saint-germain des Prés à Paris. C’est tout simplement magnifique.

Post écrit en écoutant la Sonate Pacifique de l’Impératrice

Photo du bas : vous reconnaissez le jeune homme de face, son épouse, sa ministre, mais de dos c’est mon éditeur.

Happy Quinqua, c'est moi !

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