Happy Quinqua à Bruges

C’est une drôle de petite ville bien proprette dont le graphisme angulaire donne au décor général des allures de roman celtique. Chaque plan, chaque perspective nous rappellent les illustrations d’un grand livre pour enfants et nous montrent des toits pointus, des murs en brique et de larges fenêtres qui ont l’air de nous regarder les yeux grands ouverts. Bruges a d’immenses récepteurs et demeure à l’écoute des touristes qui viennent en ces lieux pour marcher, s’extasier ou s’aimer. Voir une ville du nord dans le soleil, c’est un peu comme visiter une ville du sud de l’Europe sous la pluie. Une antinomie, une erreur, ou juste un instant inhabituel. Séville le mois dernier flirtait avec les 8 degrés, Bruges en ce 27 mai atteint les 28 degrés. Le monde est à l’envers. Si votre cœur est un peu vide ou un peu noir, il ne faut pas se rendre à Bruges sous peine de n’y voir qu’un artifact hybride entre Disneyland et le parc Asterix. Le pire étant les vedettes à touristes remplies de seniors pimpants, qui ne sont génantes que par la voix amplifiée du commentateur. Je suis contre les micros sur l’eau. Mais pourquoi donc les gens ont-ils besoin d’explications ? Ne peuvent-ils pas se contenter de lire leur guide s’ils veulent absolument tout savoir et pourquoi ne se laissent-il pas simplement glisser sur l’eau et rêvasser en regardant les berges ? Enfin, à chacun sa façon d’explorer le monde. Le tourisme dans une ville, c’est surtout une ambiance, des lumières, des couleurs, des impressions, des moments, une personne, une chanson, pas une fiche historique ! Est-ce que Pierre Loti ou Nicolas Bouvier auraient fait la balade en bateau mouche ? Allez, oubliez guides bleus, Routards et autre Lonely Planet, car si votre cœur est léger ou amoureux, Bruges, c’est parfait, c’est dépaysant et ce n’est qu’à 3 heures de Paris.

Ensuite, faire un saut à Dehaan pour déguster des croquettes de crevettes sur la plage, puis à Knokke Zoutte pour le kiff croisette belge. Attention la mer et le sable sont de la même couleur : marron. Quand on vient du midi, ça fait toujours un peu bizarre. Des moments on vous dit…

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

2 réflexions au sujet de « Happy Quinqua à Bruges »

  1. I really do agree….je me suis fâchée ad vitam eternam avec 2 soi-disant amies qui ont débuté la visite de Budapest par une ballade sur le Danube…j’ai décliné la proposition pour me balader au hasard des rues avec un guide( papier !)…
    J’y retournerais bien effectivement dans cette charmante ville …j’apprécie la Belgique pour avoir vécu 20 ans à la frontière des Ardennes belges…

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