Happy Quinqua a un chat

Je ne sais pas vous mais en ce qui me concerne l’espérance de vie (partagée) du chat dépasse celle des maris et des amants. Peut-être parce qu’il ne demande rien et se satisfait de tout. Il apporte équilibre et tendresse, tout comme les plantes apportent apaisement et contemplation. Alors ? Truc de vieux ou astuce de grand solitaire ? Le fait est que depuis que j’ai mon Pouppy, je ne sais pas, mais je me sens bien (mieux ? n’exagérons rien tout de même). Où que j’aille dans l’appartement, il me suit partout, s’installe prés de moi, s’incruste dans le décor et ne fait rien d’autre que d’être là. Ses câlins et sa langue râpeuse dans le cou m’enchantent, tout ça pour le prix de quelques croquettes et d’une litière propre. Parfois ses effusions me pèsent, (l’amour non partagé est si encombrant !) alors je l’envoie bouler plus ou moins délicatement selon mon humeur du moment, il ne m’en veut jamais, semble oublier l’incident et revient vers moi un peu plus tard comme si de rien n’était (le rêve). Bref Pouppy ne connaît ni la rancœur ni le reproche ! Cependant son moindre défaut étant d’être un mâle, je vois comme une nécessité honteuse (mais vitale) de le castrer et de (moins grave) le manucurer. Pouppy pisse sur mon Le Corbusier et se fait les griffes sur ma chaise Hans Wegner. Mon mobilier n’en est pas moins doublement griffé. Bien sûr que l’idée de lui ôter sa virilité me désole, mais Il paraît que ça les assagit aussi (j’en entends réfléchir à voix haute). Et oui, je sais, on en connaît qui devraient être calmés pareillement, quand d’autres pourraient bien récupérer ce qu’on ôte à certains. Voilà, c’est fait, Pouppy est au calme maintenant… et moi également.

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

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