Happy Quinqua prise d’un (léger) doute

“Ah non ce n’est pas possible, “Happy Quinqua” c’est nul comme nom !” j’entends ça depuis le début. Même mon ex-psy y est allée de son avis (elle donnait trop d’avis du reste d’où “ex”) “Ça fait forum de vieux, nostalgie de la jeunesse, ça fait pipi caca, ça ternit ton image, en plus le contenu est souvent hors sujet et donc que vient faire le fait d’être un ou une quinqua”….J’ai même entendu “Pas envie d’aller sur un site qui s’appelle Quinqua, moi.”

Et de me justifier :

Le monde se tyrannise, les entreprises ne veulent pas de seniors et l’argent épouse toujours plus jeune. Chacun s’inscrit dans une unité de valeur composée de son âge, son physique, son statut social, sa surface financière, sa capacité à distraire et son aptitude au sexe.

Et donc par rapport à tout ça, le seul effet de levier dont nous avons la manœuvre demeure notre capacité à être cool, joyeux et à le rester malgré les difficultés de la vie. Il y en a en pagaille, toujours, et tout le temps : maladie d’amis, parents qui vieillissent, ado difficile, ruptures vexantes, infections urinaires, allergie au gluten, piratage d’Amex….. Tout ça pour dire que, malgré tout, la “Joie” demeure ce que nous pouvons encore maîtriser le plus facilement. S’imposer un minimum de joie est la moindre des politesses, non ? Ah bon, c’est compliqué ? Lisez alors le livre de Nicolas Go, “L’art de la joie” récemment paru dans la collection Biblio-essai à la Librairie Générale Française. Vous y dénicherez des petites pépites philosophiques (et compréhensibles) du genre : “…Parce qu’il est toujours trop tard pour mourir de son vivant, parce qu’avoir des regrets, c’est être malheureux deux fois, parce qu’une plainte augmente la douleur contre laquelle elle s’élève…” “Parce que la joie,” promet Nicolas Go, “permet de comprendre les souffrances dont elle nous détache et s’éprouve comme un amour sans possession… L’angoisse est une peur sans objet, la joie une allégresse sans raison… le pessimiste manque la joie qu’il regrette, et l’optimiste manque la joie qu’il espère…”. Et puis, retour au truisme de base, la vie est tellement plus jolie avec le sourire. L’entourage ne s’en plaindra pas et le grand gagnant ce sera ….toi ma chérie. Ceux ou celles qui se détournent ne méritent pas ta lumière. Resteront les bons !

L’autre raison, c’est la liberté de ne pas répondre à cette injonction collective (et plutôt féminine), et d’aller au bout de son idée en toute liberté. Un employeur dirait “C’est pas mal ton truc mais il faudrait changer un certain nombre de choses, vois-tu ?” Sauf que voilà, le fait de ne pas recevoir d’émoluments particuliers pour ma littérature m’autorise une liberté de plume que m’octroie la chance de vivre au pays d’internet.

– “Mais tu te prives de lecteurs !”

– Ah oui c’est fâcheux… Mais à peine, parce que toi, là, tout de suite, tu me lis bien ? … Ben tu sais quoi ? … ça me suffit !

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

15 réflexions au sujet de « Happy Quinqua prise d’un (léger) doute »

    1. Yes légère, merci coco…J’arrive de Bangkok à CDG samedi matin (Thaï Airlines 6H45 Terminal 1), si quelqu’un veut me faire la surprise de venir me chercher….

  1. Lu et approuvé comme toujours ! ,-) Mais je me pose une question et je la pose ici aussi, pourquoi pas Happy ! Simplement Happy (quoi qu’il arrive, même si personne n’est dupe, on a envie d’être Happy !!! ;-)) Why not Happy ?
    Happy c’est court, c’est fort, c’est positif, c’est international et Quinqua ça limite (peut-être) un peu, tandis que dans 10 dans 20 ans Happy sera toujours Happy (enfin je l’espère) !
    Lot Of Love
    Mister Love

  2. Mais si c’est très bien « Happy Quinqua ». D’abord ça sonne… Ensuite, faudrait-il toujours faire croire qu’on est autre chose que ce qu’on est (dit une autre quinqua)…

    1. Merci Colette, les avis sont partagés, mais je tiens bon et puis en effet ça sonne ! et rien que pour la musicalité, ça vaut le coup.

  3. Ah non !….moi ça me convient et j’adhère totalement à Happy et quinqua…ça suffit le jugement des autres on s’en FOUT…restez comme vous êtes… comme vous écrivez
    …CONTINUEZ faut se faire plaisir et de toute façon on ne fait jamais l’unanimité fort heureusement…

    1. La nécessité d’être soi est parfois en lutte avec l’envie de plaire, mais avec les années l’œil « des autres » est moins important que celui de certains, des vrais amis qui savent exprimer leur bienveillance en toute circonstance, non ?
      Allons, voilà que je fais de la psy de bac à sable maintenant !
      ça plombe un peu non ?

  4. Quinqua (s) et fier(s) de l’être !

    Etre Quinca, c’est d’abord avoir la chance d’y être arrivé vivant avec gratitude et en se disant qu’il nous en reste statistiquement presqu’ autant à parcourir.
    Alors, autant le faire dans la joie !!!

    C’est ensuite l'(es) expériences acquises(s) qui permet (tent) d’avoir le recul et la dérision indispensables sur soi même, sur la vie et le monde actuel pour envisager l’accès à la liberté et au bonheur avec philosophie.
    Dans un monde de plus en plus difficile pour les plus jeunes, c’est un atout majeur que d’être Quinqua finalement. N’est il pas ?

    Non ! Le doute n’est pas permis !

    Merci donc à l’autre M pour ce Happy Quinqua qui décomplexe ceux qui en auraient besoin !

    M.

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