Impôt sur le rêve, nue

Au début du mois de novembre, il se dessine dans les entreprises l’idée de ce que va être son résultat financier. Là, quel que soit l’aspect du bilan à venir, un affolement “rentré” s’empare de l’instance dirigeante.

Deux hypothèses constatées par le service comptabilité se présentent alors.

Soit, parce que c’est la crise, l’année 2012 sera mauvaise, auquel cas il faut s’interroger à comment réduire la voilure ? (Entre nous, belle expression antinomique qui induit à la fois l’idée de liberté et celle d’être coincés).

Soit le big boss, heureux et vaguement embarrassé lance cette phrase plus du tout dans l’air du temps : “Mais nous allons faire beaucoup trop de bénéfice ! On ne va tout de même pas refiler un tiers de notre résultat net au Trésor Public”. Petit sourire de satisfaction de ce même dirigeant qui lache alors à son comptable médusé : “Allez, zou, arrangez-vous pour me réduire tout ça.”

Et d’élaborer une stratégie de dépenses allant de l’achat de nouveaux logiciels aux primes de fin d’année.

Mais comme il en reste encore, que croyez-vous donc qu’on décide de faire ?

La fête bien évidemment !

Ké la fête ?

Ben oui la fête, c’est la meilleure façon de claquer vite et bien. Allo Potel & Chabot, allo DJ Moser, allez lancez les invitations et calligraphiez sur du Velin 300 gr les adresses du Tout Paris Qui Chante Et Qui Siffle, ça va décoiffer !

Vous n’imaginez même pas le nombre d’entreprises qui font des fiesta à Paris entre le 10 et le 20 décembre en période de vaches grasses.

Enfin, ça, c’était surtout au début des années 2000 parce que depuis, des troupeaux entiers de vachettes affamées hantent les couloirs des fins d’années et si fêtes il y a, elles s’arrosent plus volontiers à la Clairette de Die qu’au Billecard Salmon Grande Réserve.

Alors quand une boîte jusqu’à présent discrête organise the party of the year dans un trendy lieu, pas besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’elle surfe sur la vague.

C’est à Paris, dans 3 jours, je m’y faufile et, peut-être je vous raconterai….

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

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