Lettre à mon banquier

Cher Monsieur XL (Des initiales qui vous honorent et me soutirent un sourire avec la conscience qui me pousse à penser que celle-là on vous l’a déjà faite)

Bon, je ne vais pas faire ma pingre, d’autant que si les connexions professionnelles que vous voulez bien me faire partager aboutissent à des choses concrêtes, je vous serais reconnaissante de les avoir faites,. J’apprécie votre détermination flatteuse à vouloir me mettre au travail sur l’air de  « Quel gâchis, tout ce talent qui ne sert pas ! » mais en l’attente de mon renouveau professionnel pour lequel aucune urgence ne s’impose, permettez-moi de me pencher (ayant du temps, sic) sur les frais de gestion, de garde et de diverses offres « on line » que votre établissement bancaire glisse toujours subrepticement dans mes relevés …. J’attire aujourd’hui votre attention sur la ligne qui s’appelle « Esprit Libre », que par ailleurs j’avais déjà avant de vous connaître et qui me permet d’avoir un œil sur mes comptes à chaque seconde. Un besoin nouveau et nécessaire qui est apparu avec l’existence de ce service. Un peu comme Facebook, qui, en devenant indispensable à nos vies, a su le faire. Bref, Esprit Libre qui m’était facturé à, genre 3 euros par mois – une faveur j’en conviens – est passé soudain à 38,50 euros. Mais pourquoi donc ? Je m’étais pourtant habituée à cette semi-gratuité qui me valait de vous remercier dès que j’en avais l’occasion. Mais vous savez tout comme moi à quel point les faveurs deviennent irréversibles. L’argent content quoi. En droit social on appelle ça « Avantages Acquis » – double A, mais où vais-je donc si j’en perds 2 d’un coup ? La ligne du dessous s’appelle “Désarchivage”, soit 66 euros pour recherche de 2 documents. 2 talons de chèques non remplis : 33 euros chaque ! ça fait cher l’oubli. Et mon droit à la négligence ? hein ? La sémantique du mot nous pousserait à vous imaginer au fond de la cave une lampe torche sur le front en train de chercher dans les rayonnages. Oui sauf que nous sommes aujourd’hui, et que ce qui pouvait prendre du temps il y a 20 ans s’opère en 2 clics aujourd’hui à l’aide des logiciels adaptés bien sûr. Bon, pour vous aider dans votre réponse, et vous remercier d’être aussi sympathique par ailleurs, je vous avouerai que pendant toutes mes années de réclame au cours de laquelle je bataillais avec pugnacité pour maintenir la rentabilité de mon agence, ai-je proposé des désarchivages à prix d’or ? peut-être pas, mais j’avais déjà l’esprit libre et avais fait mienne la devise de l’oncle Picsou dont la teneur traverse les époques et les secteurs : « Ce qui est gratuit ne vaut rien ». Rien que pour ça réactualisons les frais de services, mais si vous pouviez y apporter une réduction XL…

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

6 réflexions au sujet de « Lettre à mon banquier »

  1. Hé oui…j’ai grandi en apprenant ce syllogisme que l’on oublie bien volontiers!

     » Un cheval bon marché est rare,
    ce qui est rare est cher,
    donc un cheval bon marché est cher! »

    Sic! Ah ce « pique sous »…dire qu’il nous attrape encore!
    On est jeune !

  2. Bonjour chère HQ,
    Effectivement je crois que je devrais mi aussi me pencher (enfin) sur mes comptes (ayant également choisi de m’accorder un peu de temps pour profiter de la cinquantaine) pour les vérifier. Je ne sais pas si je serai capable d’avoir autant de recul et de diplomatie que vous mais votre lettre me donne des idées. j’aimerais être devant votre banquier lorsqu’il en prendra connaissance pour voir sa réaction. Merci pour en tout cas de nous faire partager votre humour face aux réalités quotidiennes et cette façon que vous avez de traverser la vie en Happy Quinqua avertie qui en vaut au moins deux !
    M.

    1. Merci cher M, j’aime bien le Enfin entre parenthèse qui laisse entendre que vous n’êtes pas crispé sur vos sous, et pour preuve vous avez toujours oublié de vérifier vos comptes, tant mieux pour vous ! Quel qu’en soit l’ampleur ou le vide, la décontraction sur ce plan là est nécessaire to be an HQ.
      M aussi

  3. oui les banquiers ont des moeurs onéreuses pour … leurs clients.

    un chèque de 79 € est apparu sur mon extrait de compte, alors que j avais inscrit 279 €, et que le beneficiaire a reçu 278€. j’en informe le gestionnaire de la banque qui me demande de lui envoyer une lettre de preference recommandée AR, avec copie de l extrait de compte.

    je refuse, lui expliquant que je ne vais pas passer une heure a faire cette lettre , aller faire la queue à la poste ( la banque est au coin de la rue…) et payé 5 € de frais.
    eh bien on ne fera rien, vu que nous ne verifions rien… on envoie les chèques à l autre banque, chacun fait l’addition, et si on n’est pas d accord… on fait fifty fifty… cela coute moins cher que controler….

    alors j ai fait à ma fille un chèque de 100 balles…. ecrit en toutes lettres… elle a été créditée de 100 €

    a quoi servent donc ces fabuleux frais de gestion?

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