Ma soirée avec Emmanuel Macron

La maîtresse de maison a dit « Pas de photos, surtout pas d’Instagram, pas de réseaux sociaux, les selfies n’en parlons pas, tout ce qui se dira au cours de cette soirée doit rester strictement confidentiel. »

Il ne fallait pas m’en dire davantage. 

Après mon dîner avec le président en avril, ma soirée avec un ancien président en juin, voici mon dîner avec un futur président.

Parce que Emmanuel Macron, même s’il se présentait dans deux mandats, ou dans trois mandats, et même dans quatre,  devrait rester encore le plus jeune des candidats. Dans quinze ans il n’aura que 54 ans, (Juppé 86, Jean d’Ormesson 104, moi joker).

En bonne blogueuse peoplette (pipelette pipolette) je prends le risque avec la publication de ce post d’être rayée de certaines listes, (et d’être rajoutée sur d’autres !)

Alors ? Quoi en penser ?

C’est une machine de guerre comme je n’en ai jamais vue. Sa mécanique intellectuelle est parfaitement huilée.
Pendant une heure trente, devant une vingtaine de convives acquis, il raconte l’état des lieux, ses credos, ses combats, son parti  « En Marche, et plus audacieusement « ce que je vais faire » presque « ce que je fais… » il réinvente la grammaire et le principe narratif avec un temps qui s’appellerait le futur présent.

A l’entendre je me demande si nous n’avons pas déjà voté, car dans sa tête autant que dans ses propos, ses mots et sa posture, il est déjà en place.

Particulièrement pertinent sur les thèmes de l’éducation et de l’entreprise. Il s’adresse à l’intelligence des gens et à leur culture, en évoquant par exemple les accords de Bretton-Woods comme si tout le monde en connaissait les détails. C’est un de ses défauts me chuchote mon camarade.
Mais je sens que Le Doux, qui fricoterait plutôt avec Mélenchon si je n’y prenais pas garde, est un peu sous le charme malgré sa résistance.

Dans cet appartement somptueux aux lumières tamisées, le champion Macron est en train d’offrir une performance de grande qualité.
Les invités courent en moyenne dans la catégorie CSP + chic, quinqua et au delà, les dames ont des vestes Chanel et ces messieurs ont les souliers qui brillent. Ils sont enchantés et distribuent des sourires de bienveillance à la pelle.
L’assemblée boit du petit-lait et du bon vin.

Mais lorsque Emmanuel au détour d’une phrase rappelle qu’il est aussi socialiste et qu’il taxera prioritairement les retraités aisées, ça fait un peu l’effet d’un coïtus interruptus, En Marche avec un caillou dans la Berluti on va pas aller loin se disent alors certains.
C’est le moment poilant de la soirée.

Puis, après son impressionnante prestation il file, laissant le soin à ses deux collaborateurs de nous exposer qu’à toutes fins utiles il convient de soutenir ardemment toute cette énergie de plusieurs façons dont la plus simple consisterait d’abord à saisir l’opportunité d’une déduction fiscale.

Et avec les bons mots, le bon ton et le bon champagne…

Tout le monde ici présent comprend de quoi il s’agit.

 

 

Post écrit en écoutant Salut C’est Cool et La Femme qui passent en concert le 13 janvier à la Gaité Lyrique et que nous irons voir !

 

 

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

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