Miam Miam Miami

IMG_5374Miami est une ville multi cartes qui représente tout et son contraire. Un vent de folie en toile de fond, la ville s’inscrit dans la cohabitation, voire la superposition des mélanges et de leur excès : plein vide, sucré salé, cheap cher, chaud froid, riches pauvres, english spanish, vrais saints faux seins….L’année dernière j’avais séjourné dans un petit hôtel pas cher tanqué entre les palaces du front de mer : le Townhouse qui offre régulièrement des promos en moyenne saison autour de 140$ la nuit, ce qui confirme bien qu’un design par India Madhavi se monnaye moins bien qu’un hôtel « designed » par Stark (cf le Delano juste à côté pour lequel vous ne trouverez aucune promo digne de ce nom). Cette fois j’ai cassé ma tirelire pour le Palms qui dans la catégorie luxe est parfait. Loin de moi l’idée de le critiquer, j’ai été upgradée sans même le demander (ont-ils vu que j’étais une french blogueuse qui trimballe sur son site un paquet de followers ? lol). Puis, pour changer d’ambiance, je suis allée à Key Biscayne dans le seul motel sur la plage existant. On raconte que des promoteurs ont récemment proposé au propriétaire du Silver Sand la somme de 200 000 millions de $ pour aller motéliser ailleurs. Il a refusé. J’adore ces histoires qui prouvent que l’argent n’achète pas tout. La nuit, plein pot, est à 200 $, et le sable est à 10 mètres

D’abord ce qu’il faut savoir, c’est qu’il faut TOUJOURS réserver, sauf si vous voulez aller chez Johnny Rocket ou Chuck e Cheese. Et si vous sentez l’hôtesse hésitante, suggérez à votre copain (s’il est français) de dire qu’il est l’un des chanteurs de Daft Punk (ou le chauffeur de scooter du président mais ça risque d’être moins efficace).

Le Zuma : c’est l’un des meilleurs restaurants de viande de la ville d’après mon ami John (Le prince de Fishers Island), et nous n’avons jamais pu y aller. Par 3 fois, seulement 2 horaires nous ont été proposés, au choix : 19H ou 22H30. Entre les 2, mieux vaut avoir un nom/sésame. Pour le coup je ne peux rien en dire si ce n’est que le désir de m’y rendre un jour n’en est que plus grand.

Mandolin, c’est le restaurant préféré de mon ami John et là nous nous sommes régalés. C’est frais, bon, simple et la lumière est parfaite.

Pour un dîner en amoureux le spot c’est Smith et Wollensky, le restaurant se trouve au bord de l’eau face à l’île de Fisher Island. Là pour le coup, c’est bien d’arriver très tôt pour deviser ou s’enflammer devant le coucher de soleil qui tombe entre 18H et 18H30 en cette saison. Petit glass of Chardonnay en apéro et dîner bon, mais trop. Portion à l’américaine donc n’hésitez pas à demander un doggy bag. Ce qu’a fait John.

Le Prime One Twelve, c’est un restaurant mignon, tout au bout de South Beach, sur Ocean Drive, où les célébrités ont la priorité. Mais sans réservation nous avons été envoyés au sister restaurant : Le Prime Italian, Délicieux, frais où dès votre arrivée on vous apporte un gros pain chaud grillé avec du fromage fondu dedans. Après si vous avez commandé autre chose c’est tant pis pour vous. Il ne vous reste plus qu’à aller faire la sieste.

Le Juvai, toute la folie de Miami se retrouve dans ce restaurant aquarium à la vue époustouflante. A l’intérieur, des petits poissons jouent à se faire attraper dans les mailles du filet. La musique, les cocktails, les rires, tout est trop fort. La plupart des femmes ont les seins très serrés sur les côtés et découverts sur le devant, « pff ils sont en plastic et sûrement un peu carrés » dis-je perfide et agacée par le regard hypnotisé des hommes. Et la cuisine ? Je n’en ai aucun souvenir, je sais juste que dans ce décor on s’en fout !

Pour le déjeuner, voici un super bon asiatique : Origin ; C’est délicieux mais ne cherchez pas à savoir si c’est japonais, chinois ou thaï, c’est bon, point.

Mention spéciale pour la pire Ceasar salad de toute ma vie : elle est servie à l’hôtel le Raleigh ; Elle est composée de vieux croutons, reste de pain grillé et de kale, vous voyez ce chou frisé soit disant comestible (on a l’impression de manger une branche d’arbre) qui connaît un grand succès à la faveur d’un marketing efficace.

A part ça Miami, en plein hiver (27°) et à 2h30 de vol de New York, (-2°) c’est quand même pas mal.

Faut-il y aller ?

Oui, s’il fait froid là où vous êtes

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

8 réflexions au sujet de « Miam Miam Miami »

    1. courir, bronzer, shopiner, mater les bimbos, admirer l’architecture le nez au vent, et surtout s’extraire en plein hiver d’un New York figé dans la glace, ce qui était le cas lorsque j’ai écrit ce billet. Là pour le coup : ma reco attendre le prochain hiver pour s’y rendre.

  1. Mais il n’y a pas que le shopping ou les restaurants! il y a aussi ce très beau Musee Perez, ou on peut s’asseoir sur des gradins en face de l’eau turquoise de Miami avec des guirlandes de plantes suspendues dans les airs ou les oiseaux vont se cacher..
    Et ne pas oublier d’aller déjeuner dans le restaurant délicieux du Musee ou la cuisine super simple rappelle celle de nos cuisines… Pardonne moi Quinqua d’en rajouter a ton inventaire si complet et si juste!!!

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