Miami à tout prix

Avec les années, je suis devenue intolérante au froid et à la frustration. Je vois Le Doux qui arque un sourcil, il faut dire que lui, c’est un polonais qui reste en tee shirt jusqu’à 5 degrés, moi je suis plutôt genre l’orchidée qui se gèle en dessous de 22 degrés et suffoque au dessus de 26. Donc quand j’ai vu que le temps à Paris n’allait pas s’arranger et qu’il était possible d’aller à Miami pour 150 euros je me suis précipitée sur l’offre.

Que disait-elle encore, mais écrit en tout petit dans un coin ? que si vous voulez réserver un siège, boire une boisson chaude, grignoter quelque chose, ou avoir un gilet de sauvetage en cas de chute inopinée de l’appareil, et bien il convenait de s’acquitter d’un petit supplément d’âme. Ce tarif super low cost n’autorisant pas de bagage en soute, vous n’aurez droit qu’à seulement dix petits kilos en cabine, sinon poum : ce sera onze euros par kilo dépassé. Des gens et des algorithmes très intelligents, spécialistes en vols, ont calculé qu’il valait mieux lancer un prix d’appel incitatif, mais à perte, et attendre tranquillement que l’idée du désir ou de la nécessité fasse son chemin. Bref en additionnant les suppléments vous allez peut-être dépasser la valeur du billet mais vous l’aurez décidé.
Il a donc fallu faire une valise allégée, pleine de renoncements, cosmétiques surtout.
Bon pas grave, on rachètera tout sur place (calcul nul).

Mais au delà du prix, il y a deux deux choses incroyables : les stewards ont des vestes à gros carreaux bleus genre Mr Hulot, du jamais vu dans le stylisme aérien. Et puis la deuxième chose justifie à elle seule qu’on voyage sur cette compagnie : au moment de l’atterrissage par trois fois un jeu de lumières psychédéliques embrasent l’appareil, on a l’impression d’être dans une boîte de nuit, il ne manque plus que Boney M et on est bon ! C’est pour décontracter les passagers j’imagine, et leur faire oublier que le commandant de bord est un élève pilote qui n’a pas encore sa licence.

Le pilote diplômé, c’était en sus.

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

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