Nocturnes de juin

IMG_1682Vous faites quoi vous pour compenser les vicissitudes quotidiennes qu’engendrent les indignations sociales sur fond de météo déréglée ? Parfois le masque de la bonne humeur demeure introuvable. On voudrait bien sauf que quinze jours de pluie, autant de grèves ou de manifestions dans un mois de printemps, tirent facilement les extrémités du sourire vers le bas.

Alors plutôt que de se lamenter en donnant trop d’importance aux considérations météo et sociales dont la glose infinie est vaine, régalons-nous de ces plongées culturelles et de divertissements que l’époque et Paris nous offrent : ciné, théâtres, concerts, art, performances, sans compter le plus important dans un genre qui n’est pas le notre mais auquel on adhère avec bonheur (par la force des choses) : l’Euro 2016.

Ces dérivatifs de saison nous extraient de ces moments d’apparence maussade enfin soumis aux heureuses perspectives : peut-être que l’été va (enfin) arriver ? Peut-être que le France va (encore) gagner ?

En attendant les prochains matchs, je vous propose de partager mes moments de juin, parmi ceux qui m’ont le plus séduit.

A revoir : Fabrice Lucchini au Théâtre Montparnasse. C’est le boss,  je ne lui connais pas d’égal. Heureux ceux qui ne l’ont pas encore vu, J’en suis à ma cinquième fois en trente ans. Je voterai toujours pour lui, malgré son cynisme, sa méchanceté et le ridicule de son arrivée au Théâtre avec son vilain chien dans les bras;

A voir : « Un amour qui ne finit pas » un pièce d’André Roussin au théâtre Antoine,  avec Léa Drucker, Michel Fau, Pascale Arbillot… ça démarre mental sur fond de désuétude, ça se poursuit barré sur un fond de surprises.

A découvrir : « Les Chatouilles » c’est un One woman show qui secoue grave, qui sent le vécu et le foutre, on en sort tout chose; A la fin le public se lève pour applaudir … Ce n’est pas si souvent. Mais je me tortille un peu sur ma chaise tant je me sens  inconfortable.-

A visiter : Le musée du quai Branly – Jacques Chirac fête ses dix ans célébrant la passion de Jacques Chirac (absent) pour les arts premiers. Le Tout Paris qui chante et pépie se presse devant le buffet corrézien. Le Doux s’éclate et plonge dans la tête de veau. Bernadette, fidèle à sa légende, se cramponne à son sac. Revu aussi Zoxea des Sages Po. –

A suivre : Deux jeunes comiques au Bo Théâtre : Tristan Lucas et Haroun. fins, fun, et drôles. S’il étaient une start-up j’investirais dedans. On entendra parler d’eux très vite, c’est sûr !

A ne pas oublier : « Bigre » au Théâtre Tristan Bernard. Pas encore vu mais tout en haut de la « To Do/See list » car tout le monde en dit du bien et si tout le monde en dit du bien…

Et puis en off, dans la catégorie événements passés et privés :

Les 50 ans de Catherine – Welcome Catherine chez les Happy Q – Tu verras comme c’est bien !

La performance artistique inédite de Ekaterina Vasilyev. C’était le 20 juin. au départ de 24 portes de Paris, 24 porteurs d’un gyrophare étaient filmés par un camarade, ils se sont retrouvés au centre de Paris pour apporter un son; Les notes réunies formaient une Fugue de Bach. Trois d’entre eux ont été arrêtés par la police. Tu parles « un gyrophare, un son et une caméra » qui se baladent comme ça en plein état d’urgence. Les interpellations faisaient partie de la performance.

A la Gaîté Lyrique le concert de Hindi Zahra, dont on découvre la voix caliente derrière un rideau de cheveux. C’est une bombe qui démarre l’air de rien et qui vous embarque où elle veut, à vous rendre dingue.

Post écrit en écoutant Olafur Arnals – forever Juliana Barwick

L’illustration de cette page attrapée dans un musée est d’Anish Kapoor comme une de mes lectrices me le rappelle

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

5 réflexions au sujet de « Nocturnes de juin »

    1. Je n’y manquerai pas, et il ne manquait que toi à la soirée de ses fifties qui était topissime !
      Suis à Montauk, mais je rentre dimanche à Paris. Je reviens en septembre – je t’appelle …

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