Partir

Il n’est pas question de fuite, et ceux qui en font l’accusation sont dans le faux. Le “serial traveller” se nourrit d’une énergie sur laquelle se greffent la curiosité, l’envie, l’altérité et l’ailleurs. Les happyquinqua qui ont la chance ou la malchance de ne plus travailler, peuvent alors puiser dans le Voyage une liberté que les 30 dernières années, entre carrière, enfants et vie bourgeoise, ne leur ont pas toujours autorisé. Aidés par les grains du sablier qui envisagent toujours une sortie verticale, nous encourageons à un moment donné l’équation : “argent, envies, possibilités, inconnu” sinon à se résoudre, du moins à se poser.

Nos enfants chéris sont partis du foyer familial, on vit désormais dans le paradoxe d’avoir développé leur autonomie tout en regrettant leur départ. Restent les parents, les amis et les autres mille autres raisons, faciles à trouver, qui font qu’à la réflexion finalement Non, c’est trop compliqué, je reste. Mais voilà, on se dit aussi que la vie est de plus en plus courte, et que tout ce qui nous reste encore à voir, à faire, à découvrir est grand ! Et avec un peu de chance c’est peut-être même une part de nous-même que nous allons découvrir.

Allez, à l’abordage 

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

4 réflexions au sujet de « Partir »

  1. Belle philosophie et joli post pertinent comme d’habitude.
    Je suis personnellement adepte des voyages également.
    Partir au plus tôt et revenir le plus tard possible !
    On ne reste pas Quinqua éternellement alors si on le peut, profitons en !
    Et si possible en bonne compagnie !!!

    1. En fait ça vient surtout après une question de type « mais qu’est ce que tu fuis ? » ben parfois rien. Rien qu’une envie d’Autres, et d’Ailleurs.

  2. « Partir » par Julien Clerc en 1977

    « Depuis l´enfance
    Je suis toujours en partance
    Je vais je vis
    Contre le cours de ma vie

    Partir Partir
    On a toujours
    Un bateau dans le cœur
    Un avion qui s´envole
    Pour ailleurs
    Mais on n´est pas à l´heure

    Partir Partir
    Même loin de quelqu´un
    Ou de quelqu´une
    Même pas pour aller chercher fortune
    Oh partir sans rien dire… »

  3. « Allons il faut partir », Jacques Brel en 69

    Allons il faut partir
    N’emporter que son coeur
    Et n’emporter que lui
    Mais aller voir ailleurs
    Allons il faut partir
    Trouver un paradis
    Bâtir et replanter
    Parfums, fleurs et chimères

    Allons il faut partir
    Sans haine et sans reproche
    Des rêves plein les poches
    Des éclairs plein la tête
    Je veux quitter le port
    J’ai l’âge des conquêtes
    Partir est une fête
    Rester serait la mort

    Allons il faut partir
    Peut-être délaisser
    Les routes d’Amérique
    Et les déserts peuplés

    Allons il faut partir
    Elle n’est plus chimérique
    La voie des voies lactées
    La lune s’est allumée.

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