Un peu d’art du côté de l’Upper East Side…

IMG_5539La Papesse est un oracle, un puit d’info, un mentor, un coach, une oreille et surtout un œil. De sa superbe, elle promène son regard d’experte en y posant les sous-titres, l’historique et les anecdotes, jusqu’à la sexualité de la plupart des artistes dont elle connaît les secrets…La Papesse de l’Art Contemporain comme son nom l’indique sait tout dans son domaine. Alors imaginez le bonheur d’arpenter en sa compagnie les galeries et les musées de New York. Ses fines considérations sont justes, ses avis argumentés et la hauteur inspirante de ses points de vue artistiques sont autant de bonheurs qui m’enchantent. Papesse est ouverte à toute forme de nouveauté à la condition que ce soit vraiment nouveau. Parce que voyez-vous on ne la lui fait pas.

Ensemble, nous allons voir la Biennale au Whitney, Papesse va à l’essentiel, elle passe vite devant ce qu’elle juge trop funk, « j’aime l’art propre, la poubelle vidée, ce n’est pas mon truc, Arman a fait ça dans les années 60, c’est bon. Et de me prendre par la main et de m’emmener voir ce qui est digne d’intérêt.

En sortant du Whitney où elle déplore le trop grand vrac, nous faisons un stop chez Gagosian. Elle me retrace le parcours de celui qui est encore considéré comme le marchand d’art contemporain le plus important, « mais en train de se faire un peu détrôner » me dit-elle. Je tombe en arrêt devant un tableau sublime de Robert Ryman, accroché au mur tout seul dans une immense pièce. Je demande à l’homme chargé de la surveiller si je peux le photographier. C’est non.

Elle me fait découvrir la Mnuchin gallery, le lieu est vaste, haut et majestueux, c’est un palais discret qui abritent les meilleures pépites : le bon Calder, le bon Stella, le bon Christopher Wool, le bon Wharol. Belle adresse ! Propre.

Puis nous allons voir l’expo de l’art dégénéré à la Neue Gallery. Ce sont les peintres déclarés tricards par les instances du III ième reich. De nombreuses œuvres ont été détruites, mais celles qui avaient été cachées dans les caves ou les greniers sont ressorties après la guerre. Rassemblées le temps d’une exposition dans ce charmant petit musée connu pour ses Klimt, cette exposition sur les peintres dégénérés retrace d’une façon différente ce pan sombre de l’histoire.

Certes, sur le plan artistique il y a du torturé mais aussi du sublime, parfois ça se rejoint, mais ça c’est un autre sujet.

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

2 réflexions au sujet de « Un peu d’art du côté de l’Upper East Side… »

  1. C’est un plaisir pour moi de partager ce que je sais voir avec toi, une personne si passionnee (comme moi) par l’art sous toutes ses formes, qu’il s’agisse d’un bon repas,
    ou d’une sculpture de Carpeaux, ou l’etablissement d’une amitié et d’une complicité nouvelle.
    Voyage souvent risque car les coeurs valeureux qui convoitent l’absolu s’exposent toujours aux dangers des trahisons pas toujours conscientes, mais inévitables, de ceux qu’ils ont choisi d’aimer.
    Et puis ce que j’adore quand il s’agit d’art, c’est que je peux consommer aussi longtemps que je le désire, les oeuvres qui me parlent, sans jamais gagner un gramme!
    Miam, MIam! Et merci de toutes ces louanges, j’en rougis!

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