Une journée avec Happy Q – part TWO

IMG_0143J’ai beaucoup travaillé dans ma vie, mais uniquement entre le troisième trimestre de ma terminale et la vente de ma société, c’est à dire en tout et pour tout trente ans, jour pour jour.

Avant, j’ai été une enfant autiste, une écolière bègue, une collégienne en difficulté et une lycéenne pathétique.
Un jour à la faveur d’une rage (merci papa) doublée d’une inspiration, sur laquelle le destin a posé son zeste de chance, je me suis envolée et suis restée en apnée durant trois décennies.
Il faut bien que je justifie mon indéfendable paresse d’aujourd’hui en plantant le décor de ma vie passée et celui de mes indécentes journées type actuelles.

Je me lève vers 8H, mais pas toujours, parfois je reste à rêvasser encore un peu comme me le suggère Le Doux chaque matin « reste au lit ma chérie » me dit-il. J’ai une chance folle de vivre avec un homme qui veut toujours que je me repose.

Alors que je suis absolument certaine qu’à sa place, je deviendrai dingue…

9H : Nous prenons le petit-déjeuner ensemble en lisant l’actualité et la commentant. Moi au dessus de mon thé, lui de son double expresso. Moi sur la Matinale du Monde, lui sur Libé. Nous ne partageons pas les mêmes opinions politiques (normal, lui c’est un artiste, et moi une ancienne dirigeante d’entreprise) mais nous n’avons encore jamais réussi à nous disputer.

Quand Le Doux ne s’indigne pas gentiment de tas de choses de la politique, il balance quelques mots d’esprit que j’essaie de lui renvoyer dans les coins … Il est beaucoup plus fort que moi, normal, l’humour est son fond de commerce, mais avec le temps et la pratique, je commence à parler couramment la langue.
Le rire fait partie de notre vie, et c’est du reste un problème pour mes pattes d’oie, et l’ensemble de mes téguments faciaux qui ne sont plus aussi élastiques qu’avant quand du reste je riais moins. Ce n’est pas facile de se marrer sans bouger ni les yeux ni la bouche. Il faut faire soit des concessions soit du Botox. Alors j’hydrate j’hydrate j’hydrate ma peau comme une folle et tente de faire la gueule de temps en temps.
il est déjà midi quand je réalise que je suis encore en pyjama. J’enfile alors une tenue du même genre et je file chez QEE pour un cours de stretching postural ou autre technique douce de yoga alternatif.

14H soit je pars déjeuner avec une copine chez Holybol, soit j’attaque l’écriture d’un opus qui, d’après ma voyante doit devenir un best-seller international.
La vérité est que malgré cet encouragement stellaire, je n’écris pas beaucoup, pas assez, pas souvent. J’ai le titre, c’est déjà ça, et 68 pages rédigées, que j’ai réussi à transformer en 80 pages en trois clics à la faveur d’une modification de marge, de corps et de police.

En fait 9 fois et demi sur 10 je déjeune avec une copine.
L’après-midi soit je retourne à mon Mac, et j’écris sur la culpabilité de ne pas écrire ou autres sujets spéciaux Happy Q,
soit je file faire une expo, du shopping, un soin du cheveu, une mani pedi … des trucs de la plus haute importance qui m’amènent jusqu’au soir.

19H lecture de TTSO, je n’en rate jamais une.

20h30, dîner avant ou après ciné, théâtre ou concert

je m’endors avec la lecture de Rose Bonbon, des nouvelles érotiques personnalisées.
Ben quoi ? un peu de sucré avant de s’endormir doesn’t hurt.

 

L’illustration en haut de page est un tableau de l’artiste catalan Marc-André 2 Figures, (+ connu sous le nom de m@2f) dont je collectionne les œuvres depuis plus de 20 ans.

Post écrit en écoutant le muezzin

 

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

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