Vacances en paradoxes

Dès le premier jour des vacances nous nous sommes enduits de quelques bonnes résolutions : lire, écrire, se detoxer, se protéger du soleil, mais celles-ci n’ont duré que le temps de se les formuler. L’été nous a happés.
Nous n’avons rien fait de ce que nous avions décidé. Mais alors rien !

Oublié le régime sans cell, les actus ne vous lâchent pas comme ça. Pourtant on s’est toujours arrangé pour laisser le téléphone en charge loin de nous. Mais que voulez-vous ? Les notifications apparaissent sur l’écran, un oeil traîne et hop, happées par ce qui est rarement une bonne nouvelle. Pensez à désactiver ces notifications pour les prochaines parenthèses. Encore que si quelque chose arrivait, est-ce une bonne idée que d’être la dernière à l’apprendre ? Vouloir tenir à distance des choses que l’on recherche est la base de tout comportement paradoxal.

Oublié l’indice 50, la dernière ligne droite avant le retour à la vie urbaine nous plante face au soleil en recto verso, à peine crémées d’une huile de 30. Attraper les derniers rayons sans se soucier de leur nocivité est le geste suicidaire de fin des vacances par excellence qui annihile en une séance l’ensemble de tous nos efforts. Le paradoxe numéro 2 est celui qui consiste à être attirés par le soleil pour mieux s’en protéger.

Oubliée la rigueur calorique. Une fois de plus nous n’avons pas su dire non au Rosé bien frais, à la glace aux marrons, aux cacahouètes d’apéritif, Pourtant ce n’est pas faute d’avoir multiplié dans le passé les exercices avec notre psy sur le sujet « comment dire non ». Notre volonté s’anéantit facilement à la perspective de tout ce qui peut nous apporter un plaisir immédiat. Et l’essentiel de notre énergie consiste à vivre cet instant sans culpabilité aucune. En se disant qu’avec un peu de chance l’hiver sera froid et nécessitera plein de couches de vêtements qui masqueront ce tout petit écart passager et festif fait de Spritz fluo et de crème glacée. Le paradoxe numéro 3 est celui qui consiste à préciser lorsqu’on vous sert un verre « une goutte seulement » et bien sûr faire semblant de ne pas voir qu’on remplit à nouveau votre verre quand il est vide.

Oubliés les enfants. Se désoler de ce qu’ils vivent leur vie sans nous tout en nous félicitant de leur autonomie. Encore un paradoxe. Nous les voudrions à la fois un peu loin mais plutôt assez prés. On passe notre vie à les attendre, à les chercher, à les solliciter, à leur proposer des choses de plus en plus attractives pour les séduire. ils nous échappent et c’est horrible !

Ultime paradoxe : se réjouir de la rentrée tout en regrettant les vacances –

Allez bon retour à vous tous.

Photo :  îles Lavezzi il y a 3 jours …

Publié par

M.

Happy Quinqua, c'est moi !

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