Réveillon : Happy Quinqua éteint son portable

Depuis quelques années, les portables s’invitent dans les dîners de réveillon en guest star, c’est « eux d’abord », tout pour leur pomme, et franchement, ce n’est pas possible. Le dîner vient de se terminer, les nappes en tissus sont en boule sur le côté, nous sommes 12 autour de la grande table ovale, et au douzième coup de minuit chacun sort son I-phone pour texter, Continuer la lecture de Réveillon : Happy Quinqua éteint son portable

Happy Quinqua à Courchevel

Ne soyons pas caricaturales, soyons gentilles, bienveillantes, évitons les remarques nulles du genre « il y a des russes à Courchevel ». ET ALORS ??? Leurs femmes ne sont-elles pas les plus belles ? Leur devise n’est-elle pas la plus fluide ? Qu’est ce qui au fond nous agace ? Le botox précoce et les bijoux anciens des femmes en fourrure ? les bolognaises à 35 euros ?   Continuer la lecture de Happy Quinqua à Courchevel

Happy Quinqua au musée Rodin

Cette visite fait écho à une problématique de quinqua bien connue : la conversion, ou plutôt l’évolution. Nous sommes là dans l’optique d’une activité au plus prés de nous-mêmes qui passe par travailler moins, profiter pareillement, et si possible gagner davantage Comment réussir son changement d’activité ? L’idéal est de prendre ses indemnités en espérant que 10 ans de bons et loyaux services associés au talent négociateur d’un bon avocat nous permettra d’être confortable pour quelques années, le temps de trouver une autre voie sinon rémunératrice du moins plus épanouissante que la précédente. Après une carrière réussie dans la sculpture, Rodin, un peu sur le tard, attaque le dessin érotique avec une frénésie toute inspirée de ses passions amoureuses. Continuer la lecture de Happy Quinqua au musée Rodin

Happy Quinqua est pile & poil

Dans cet institut de beauté de la rue Vaneau, on prend très au sérieux les histoires de tout poil. J’adore le « désormais » qui sous-entend qu’avant c’était inclus, si je puis dire, mais que maintenant, peut-être suite à un constat de certaines inégalités dans la pilosité, et bien, la zone est « à part entière » et donc en sus ! Royal ! Et vous vous êtes plutôt « américain » ou « brésilien » ?

Happy Quinqua monte le son

Parmi les solutions immédiates qui nous permettent d’affronter la gravité de décembre, il y a EN UN l’Amour bien sûr, mais si nous n’avons pas sous la main l’objet social qui va avec (non non pas d’allusion graveleuse aux accessoires transitionnels, nous n’en sommes pas là, enfin pas encore), nous pouvons aussi nous tourner vers le sport, les massages, les dîners copains, le shopping, le ciné, l’alcool, les Mentos à la pomme…. mais s’il est une chose qui en toutes circonstances, nous sauve, nous suit, nous accompagne et ne demande rien, se contente d’être juste là et de faire le boulot, c’est la musique. Continuer la lecture de Happy Quinqua monte le son

Happy Quinqua à Marrakech

Prenez votre billet sur Easyjet un peu à l’avance et constatez avec une satisfaction non feinte que vous vous rendez à Marrakech pour le prix d’une seconde classe en train pour Romorantin. Vous avez préalablement réservé au merveilleux riad Zaouia 44, un lieu de paix au bon goût décliné à tous les étages, là, à l’aide du mot de passe Sésame « Happy Quinqua » vous devriez obtenir un sur-classement (non garanti à l’heure qu’il est). Le lendemain, dirigez-vous direct au Salon de Paris 0661192913 (taxi 2 euros, 50) où pour 50 euros, on vous fera la totale !  pieds, mains, couleur, brushing. Rien qu’à elle seule, cette séquence justifie le voyage. Continuer la lecture de Happy Quinqua à Marrakech

Quels cadeaux de Noël pour Happy Quinqua ?

Pitié ! , à l’aide ! Noël, c’est les boules ! La bombance obligatoire, les cadeaux à côté de la plaque, le dérèglement des festivités. C’est aussi la saison des bilans comptables et personnels, de la fin des amours démarrées en début d’été, du temps gris et pluvieux, du teint gris et plus vieux, de la question : « Tu fais quoi à Noël ? ». Au secours ! On espère juste que, de derrière les fagots, le génie de la lampe sorte, une bouteille de saint-Julien à la main, et dise : « Allez Darling, lâche toi, c’est open bar, envoie tes vœux ». Je lui demanderai alors une paire de boots en python de chez Zadig et Voltaire, (taille 39), le Muse 2 tricolore d’Yves Saint-Laurent grande taille, une formation web pour blogueuse débutante, un sautoir Chanel, un massage au Meurice, le CD de la messe solennelle de Rossini par les sœurs Labèque, un stage court de Méditation Pleine Conscience, l’œuvre complète de Nicolas Bouvier et de Julien Green et, tant qu’on y est, une histoire d’amour sans complications collatérales. Alors, il me regarderait, surpris, et me dirait : « Encore un Muse ? Mais tu en as déjà un ! ». Alors je lui répondrais : « Ben quoi ? t’es le génie de la lampe ou pas ? »

 

Happy Quinqua chez Christian Louboutin

Franchement, ne trouvez-vous pas que cette Louboutin inflige le vertige ? Fièrement installée sur la cheminée du salon entre une statuette callipyge d’Arnaud Kasper (tiens il y avait longtemps que je ne l’avais pas écrit comme ça) et les Correspondances de Flaubert dans la Pléiade, elle trône, souveraine invoquant une sanctification singulière, une préciosité intime, un luxe intemporel. Porter des Louboutin relève d’un art de vivre hédoniste et provocateur. J’ai cassé ma tirelire à la faveur d’un article que je devais écrire pour Côté Paris à propos du livre sur les 20 ans de Louboutin. Continuer la lecture de Happy Quinqua chez Christian Louboutin

Happy Quinqua en « party » parisienne

Soirée chez G. L’appartement est incroyable, le casting transgénérationnel, le buffet princier, le champagne à flot. Quelques créatures de rêve rient un peu fort et parmi elles, les hommes cherchent leur proie. Une dentiste iranienne dans la mauvaise partie de la quarantaine, raconte ses années burqa, elle se rattrappe en faisant virevolter une robe faite de peu de tissus. Elle est déchaînée et embrasse à pleine bouche un grand tunisien, jeune et beau dont quelqu’un me dit qu’il est un bon amant. Je remarque un petit pansement carré collé sur son épaule et lui demande avec une naïveté de provinciale : “Un patch pour arrêter de fumer ?” elle me répond : “Non, mes hormones”. Vu l’état d’excitation dans lequel elle se trouvait au moment où je quittais les lieux, à sa place, je l’enlèverai.