Bien-être,  Évasion

En campagne

Au début de l’année 2021, dans l’élan collectif d’un désir revendiqué, nous avons fait comme des centaines d’urbains. 

Nous sommes mis au vert. 

Paris ne nous offrait plus ce que nous étions venus chercher, et en quelques clics nous avons rendu notre appartement de bobo et trouvé à la location une maisonnette nichée au fond d’un jardin. Adieu la capitale, sa culture, ses restaurants et ses Journées Privilèges, remisés au fond des armoires, vestes chics et souliers à talons … La pandémie allait imposer à nos vies des choses qui nous auraient inspiré peu de temps auparavant mépris, indifférence ou haut-le-coeur selon les circonstances. 

Désormais, de nouveaux mots apparaissent dans notre vocabulaire du quotidien : permaculture, compost, ou Bouvier Bernois ainsi que de nouvelles expressions comme « t’as éteint la chaudière », « On va chercher des bûches », « t’es sûr que c’est une pie ? » « il faut rentrer le parasol » (j’en ai plein d’autres)

Des considérations sur le temps sont échangées dès le réveil, et comme on admirerait un nouveau-né on s’attendrit d’un grain, d’une brise ou d’une éclaircie dont on se réjouit qu’elle donne tort à l’appli météo. 

Combien de temps encore cet état de grâce de la vie champêtre va t-il durer ?

Nous nous sommes habitués à des choses qui nous auraient paru bizarres avant comme par exemple la contemplation d’un bouton de rose pendant plusieurs minutes, ou la lecture de « Quelle est cette plante ? » (éditions Ulmer). 

Alors que Paris reprend ses droits nous n’en avons pas encore terminé avec nos émerveillements. 

Bon la vérité est que je suis un peu inquiète de la dimension « ravis de la crèche » que prend ce contentement partagé. 

Avoir quitté mon village de Province pour la conquête de la capitale et me retrouver 40 ans plus tard en pâmoison devant un plan de raiponce orbiculaire, je me dis qu’il y a un truc que je n’avais pas prévu.

Et si c’était la sérénité ?

Le plus long terme nous dira comment évolue notre fibre campagnarde. En attendant ici nous avons la fibre optique 

Celle qui permet d’avoir accès à l’internet le plus rapide : Facebook, Instagram, WhatsApp, Linkedin… entre autre !

Ouf !

Happy Quinqua, c'est moi !

6 Comments

  • Visiteuse

    « Moi avant je vivais en pleine ville et depuis que je suis partie vivre à la campagne ça va vachement moins bien. Je comprends pas ce truc avec les oiseaux qui font autant de bruit au petit matin et les coqs qui chantent comme s’ils étaient heureux de vivre, c’est quoi leur problème ? !

    Heureusement y’a quelques chasseurs qui régulent un peu tout ce bordel ; en plus le bruit de la pétarade ça m’évoque de bons souvenirs urbains comme le démarrage d’un 2 roues enroué. Eh oui, moi j’étais habituée à un bruit de fond continu de voitures et autres véhicules alors que mes fenêtres étaient toujours fermées. De devoir les ouvrir pour tomber sur le brouhaha de la nature sauvage ou agricole, je dois avouer que ça a été un choc négatif pour ma santé mentale… »

  • Matching Points

    A chaque endroit son charme : Paris, votre campagne, votre village de province 😉 …
    Pourquoi choisir ? Pourquoi ne pas vagabonder des uns aux autres, maintenant que nous avons retrouvé la liberté de le faire ?

    • M.

      C’est exactement ce que je fais. Finis les longs voyages. Vive la mobilité à distances réduites. Cette pandémie aura rétréci notre périmètre géographique, mais élargi notre regard sur celui-ci.

  • Catherine

    Quel plaisir de vous relire ! Merci pour ces nouvelles et ce billet si plaisant, comme toujours.
    Mylène qui troque ses talons pour des bottes de jardinage… on aura tout vu ! Mais quelque chose me dit que vous allez bien vite reprendre goût aux curiosités, attractions et tentations de la vie parisienne 🙂

    • M.

      C’est certain !
      Hors de question d’abandonner la vie parisienne, mais l’alternance à ce jour me paraît la bonne option.
      Le bon équilibre entre calme campagne et frénésie ville.
      bonne semaine

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