Beauté/santé,  Bien-être

Expérience d’Inde


Il y a la « To do list » de la journée, il y a celle de la semaine, celle de l’année … celle de la vie aussi. Celle-ci évolue avec le temps, et les envies qui partent, reviennent sous d’autres formes au grès des marées ou des maris. Nos désirs et nos besoins, sont comme le monde : en mouvement.

Je me souviens que le jour de mes cinquante ans j’avais écrit sur ce blog (je l’ai effacé depuis) qu’avant de mourir j’aimerais bien tenter des expériences comme le saut à l’élastique dans un canyon, l’amour à 3 version A, ou l’amour à 3 version B, et aussi essayer au moins une fois la cocaïne. Quand je dis ça tout le monde me regarde ahuri « Quoi ? Non, c’est une blague ». Ce à quoi je réponds que voulez-vous on ne me l’a jamais proposé. 

Et bien, ce sont des choses que j’ai rayées de ma TDL. Plus envie. Mais alors plus du tout le désir de versions latines ou palatines, de désir de sauts dans le vide, et quand on me dit coke je réponds oui, zéro.

Est-ce l’âge, la maturité ou tout simplement les circonstances qui font que le mental n’y est plus, et le physique, pas davantage ? Ni mes parois nasales, ni mes chevilles, ni le reste n’en seraient capables.

Mais s’il y avait une expérience récurrente listée et pas cochée c’est la retraite ayurvédique au Kérala.

J’avais été dans le coin il y a dix ans. A l’époque je croyais encore que le voyage était le réparateur d’un déséquilibre affectif. Tu parles ! J’avais atterri du côté de Cochin, en bord de mer, dans un hôtel dédié aux voyages de noce et autres célébrations du genre. C’était sublime. Sauf qu’il n’y avait que des amoureux qui roucoulaient et moi, seule, à macérer des envies de meurtre. C’était horrible. Je me suis enfuie au bout de deux jours, le moral dans les tongs.

L’expérience était restée en suspens. 

La voilà enfin réalisée. Aujourd’hui est le dernier jour de ma cure ayurvédique indienne.

Bon, avertissement, ce n’est pas pour tout le monde. Il faut avoir un terrain favorable, le mental compatible, se sentir libre d’accueillir un truc différent et y croire, ou faire semblant, au moins le temps de la cure. Sinon oubliez. Personnellement il y a toujours un truc en moi que je retiens et qui est à deux doigts d’exploser (de rire) : les prières, la méditation, les décoctions, les onguents, les pilules artisanales à base de plantes. Et puis au fil des jours, on est dedans, en soi, au plus prés.

Les journées filent. Le temps est suspendu. Tout est millimétré. Le cadre est précis et défini, aucune envie d’en sortir. Le debrief quotidien avec la doctoresse (et popo c’est comment aujourd’hui ?) Les  séances de méditation et yoga (chanti chanti chanti i) deux fois 1H30 par jour, les repas végétariens (délicieux), les massages ayurvédiques à l’huile, le personnel inouï de gentillesse, le décor paisible et luxuriant, le bungalow posé sur les berges d’un lac, et la beauté partout qui accompagne le calme.

Toutes les petites pelures toxiques sont parties, le corps et l’esprit désormais exfoliés, on va tenter de garder le plus longtemps possible les bénéfices de cette semaine dont les bienfaits des premiers jours n’ont pas réussi à ravaler mes larmes de lundi.

Il est temps de rentrer.

Post écrit en écoutant le chant d’oiseaux dont je ne connais pas les noms.

Pour découvrir une pratique du yoga différente, efficace et paresseuse je vous recommande la lecture du livre d’Agnès Australe Le yoga au lit.

Happy Quinqua, c'est moi !

5 Comments

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