Art,  Sortir

Happy Quinqua en détox : 1/ par l’art

« A l’illusion du vide succède la provocation du plein », Il est des phrases dont la musicalité me meut, et dont le sens me met en total déséquilibre. Je n’ose comprendre, je sais juste que mon cortex envoie des signaux d’hésitations entre éclats de rire et ivresse pénitente. Au centre Pompidou, je m’élance en brasse coulée dans l’expo de Yayoï Kusama, mais c’est le papillon qu’il convient de nager dans ce bassin de vitamines. On en sort énergisés, galvanisés, rechargés de tous ces petits points colorés et hallucinatoires qui s’impriment partout dans la tête. Je bats des ailes et des cils toute la soirée, et rend grâce à cette japonaise née en 1929 qui fût alternativement et tout à la fois peintre, sculpteure, chanteuse, plasticienne, écrivaine, performeuse….et qui, fatiguée, a préféré s’installer, tranquille, dans un hôpital psychiatrique près de Tokyo, loin des ors de l’Art Contemporain international qui l’avait pourtant depuis longtemps reconnue. La gaieté et la joie de vivre qui se dégagent de la plupart de ses œuvres cohabitent paradoxalement avec sa maxime personnelle : « L’autodestruction est la seule issue ». Pour le coup, c’est bien noir ! A Beaubourg, ce sont les derniers jours, alors vite, dépêchez-vous ! Yayoï Kusama est le premier volet de ma série Détox, C’est le début de l’année, faisons le ménage. Passons la tête et le corps au Kärcher, et avalons ces joyeuses petites pépites revigorantes.

Happy Quinqua, c'est moi !

2 Comments

Laisser un commentaire

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

%d blogueurs aiment cette page :