Voyages

un kiff à Cadaquès

Pour se rendre à Cadaquès, il faut vraiment le vouloir. Et une fois par an, je le veux. Dix sept kilomètres d’une route serpentine et minérale traversent à la fois des oliviers en pointillés et les landes d’une garrigue qui grille tranquillement au soleil.

De part et d’autre : rien de chez rien ! Enfin pas pour l’instant, car après une montée ondulatoire et périlleuse, vous allez amorcer une descente douce sur Cadaquès. Tout en bas : des maisons blanches aux volets bleus, sur les côtés, des rochers noirs à peine vêtus, et tout au fond, une mer azurée qui s’irise à la moindre inspiration de tramontane. La plupart des points de vue sont à couper le souffle. Retenez-le, ce n’est que le début. Cadaquès est un florilège de perspectives, de ceux qui ravissent les peintres et déchaînent les photographes.

Les gens d’ici, et ceux d’ailleurs du reste vont se retrouver aux heures de pointe (midi/13H et 20/21H) dans le centre névralgique de Cadaquès : le Maritim ou Bar Boia. Ces cafés/ bars à tapas sont un peu à Cadaquès ce que le Flore ou les Deux Magots sont à Saint-Germain-des-Prés : des institutions, des lieux de rendez-vous, des passages obligés. Du reste avec un peu de chance (ou parfois de malchance) vous y rencontrerez “les mêmes”.

Commandez un suc de toronge (jus d’orange) ou una cagna (bière pression) con tapas para piquar. Le soir, on fait la fête au Tropical et entre les deux on dîne à Can Tito, Can Rafa ou alors Compartir (résa obligatoire 972 258 482). Attention aux chipirons, (ils sont la version moderne « son et lumière » de la frisée aux lardons de Claire Bretecher) gorgés d’encre, avec un peu d’aïl c’est délicieux mais dents noires et et haleine de chacal guaranties. Ou alors ne parlez pas, ne souriez pas : ce qui à Cadaquès est mission impossible.

Happy Quinqua, c'est moi !

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