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Book Blues

L’accouchement s’était fait dans un éclat de rire et dans l’accueil pudique de nombreux compliments. Ensuite, c’est avec une humilité feinte que j’appris l’intérêt des anglo-saxons et des japonais pour « Les Jeunes Femmes de 50 ans ».

Peut-être y a t-il eu à ce moment-là un mélange de fierté ainsi qu’une très légère dilatation de l’égo et des chevilles, le fait est qu’après l’émulsion de ce plaisir, le bébé-livre passa de mains en mains et malgré les retours positifs, j’ai commencé à sentir sous mes pieds comme un truc un peu pendu, un peu glissant.

Car tout à la joie prolongée liée à ces bonnes nouvelles, rien ne m’avait préparée à me manger un « baby blues ».

C’est normal, m’a t-on dit alors. Mais est-ce que ce qui est normal rassure pour autant ?

Moi qui fait de la joie un axiome in-négociable, une politesse sociale, et un remède anti-âge, et qui ai dû entendre deux cents fois dans la bouche de mon père ricanant le bon mot de Dali comme quoi la paire de baffes c’est la psychanalyse du pauvre, voilà que j’ai laissé entrer par une porte dérobée une substance non validée par mon neurocentre.

Et en l’état, la paire de baffes serait mal venue.

Il ne s’agit pas d’une déprime, juste un coup de mou dans l’élan énergétique et créatif, corroboré par des contrariétés de nature diverse dont je vous épargne les détails.

Alors, en attendant que ça passe, j’aime autant me rétracter dans une intériorité silencieuse, tenant à distance les agitations urbaines que pourtant j’adore, et guettant les dérives d’un trouble mélancolique.

Pour les nouveaux abonnés de ce blog je rappelle qu’il s’agit d’un blog d’humeur dont le ton et le propos sont habituellement joyeux, positifs et optimistes et que ce post sorti sans prévenir de la partie la plus sombre de mon âme n’est pas représentatif de mon tempérament.

Mais voilà, il n’est pas toujours de hauts qui font débats.

Il y a aussi des bas 

Laissons-les filer

Ça va passer

 

L’image illustrant ce post m’a été envoyée hier soir par mon ami Antoine. Nous dinions hier dans notre restau préféré Holybol (ouvert le midi et le jeudi soir seulement) quand il nous a sorti de son téléphone des photos de belles plantes avec des noms latins. Des étoiles dans les yeux il nous a dit « c’est beau non ? ».

Et puisque nous étions dans le beau, Louise nous a montrés la vidéo incroyable que voici.

Merci à eux, merci au Doux, parce que l’amour, l’art, ou la beauté du monde  ont cette faculté d’apporter toujours un peu de joie et de balayer ce qui devait l’être.

 

 

 

Happy Quinqua, c'est moi !

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